Christophe LE FUR
Chef : 1 restaurant Originaire du cap Fréhel, formé à l'école hôtelière de Dinard, Christophe Le Fur a fait ses armes à Paris avant de reprendre l'Auberge Grand'Maison à Mûr-de-Bretagne, institution bretonne depuis 1954.Présentation
« Je suis tombé dans la marmite dès que j'ai commencé l'école hôtelière de Dinard », se souvient Christophe Le Fur. Cancre quand il était sur les bancs de l'école, le petit gars du cap Fréhel excelle dès ses débuts dans la cuisine et ne manque pas d'ambition. « À la fin de mes études, j'ai confié à un professeur que je voulais mener ma carrière à Paris ».
Des débuts parisiens aux côtés de Philippe Etchebest
Il commence son parcours au Clos Longchamp, le restaurant gastronomique de l'hôtel Le Méridien. D'abord troisième commis de cuisine, il devient chef de partie au poisson. « À l'époque, quand on était breton, on vous plaçait d'emblée à ce poste, comme si vous étiez né sur un chalutier », s'amuse-t-il. Le jeune homme travaille alors aux côtés d'un autre chef en devenir, responsable lui de la viande : Philippe Etchebest.
Chef du recteur de la Sorbonne et passage chez les grands traiteurs
Il devient ensuite chef pour le recteur de l'académie de Paris à la Sorbonne, où il régale les grands de ce monde, depuis les ambassadeurs jusqu'aux chefs d'État. « J'y ai pris beaucoup de plaisir. Nous faisions de la haute gastronomie, servie dans la tradition du guéridon ». Lorsqu'il n'est pas en service, le Breton enrichit son parcours auprès de grands traiteurs tels que Potel & Chabot, Lenôtre et Dalloyau.
Le retour en Bretagne et l'Auberge Grand'Maison
« J'ai du blé noir qui coule dans mes veines », observe Christophe Le Fur, qui retourne finalement sur les terres de son enfance après une longue carrière parisienne. Il rachète l'Auberge Grand'Maison, à Mûr-de-Bretagne, une institution bretonne depuis 1954. Il succède au chef Jacques Guillo et doit imprimer sa signature auprès d'une nouvelle clientèle. Collectionneur d'objets et de livres ayant appartenu à Paul Bocuse, le Breton crée, à la mort de son idole en 2018, un petit salon entièrement dédié à l'emblématique cuisinier lyonnais au sein de sa maison gastronomique. L'établissement affiche 3 toques Gault&Millau depuis 2019.