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48 heures dans la vallée du Var, au départ de Nice

Provence-Alpes-Côte d'Azur - Corse - Monaco/2026

48 heures dans la vallée du Var, au départ de Nice

Le Var est l’un des rares cours d’eau à ne pas traverser le département auquel il donne son nom. Démarrant à 1 790 m d’altitude près du col de la Cayolle, ce fleuve de 114 km se jette dans la Méditerranée au niveau de Saint-Laurent-du-Var, dans les Alpes-Maritimes, où il suit la plus grande partie de son cours, avec une brève incursion dans les Alpes de Haute-Provence, autour d’Entrevaux.

Certes, Saint-Laurent aux portes de Nice n’est pas à proprement parler une destination nature, mais plutôt une agréable villégiature en bord de mer, proche de Cagnes-sur-Mer et Villeneuve-Loubet, le berceau d’Escoffier. On y flâne sur le port et on s’y installe en terrasse, les tables ne manquant pas pour une dînette de bon ton.

Pour commencer réellement la balade « verte », il faut s’éloigner un peu, d’une bonne vingtaine de kilomètres en choisissant la direction Grenoble – Digne. Le premier contact avec la végétation se situe au niveau de Saint-Martin-du-Var, avec le parc et la promenade du lac du Broc, étendue d’eau paisible entourée de bois, où les Niçois viennent se mettre au vert à trente minutes de chez eux.

Vous êtes alors sur la rive droite du fleuve. Si l’envie de prendre de la hauteur vous étreint, vous pouvez effectuer un petit détour par Carros, réputée pour ses légumes et ses fraises. Le paysage se fait un peu plus sauvage au niveau de la jonction entre la Vésubie et le Var. Poussez un peu le long de cette dernière jusqu’au vieux pont, un paysage charmant évoquant la Corse, avant de rebrousser chemin pour retrouver la vallée.

En s’élevant un peu en amont, le fleuve prend ses couleurs de montagne, jaillissant sur ses roches blanches pour prendre une teinte turquoise. Les virages s’enchaînent jusqu’à Villars-sur-Var, un typique village provençal avec sa belle église Saint-Jean-Baptiste. La route traverse le cours d’eau, les vues sur la montagne en fond d’écran donnent prétexte à de belles images.

Un peu plus loin, Touët-sur-Var, qui s’étend sur une vingtaine de kilomètres le long de la route, offre à la vue un impressionnant « haut village », accroché à la roche et dominant les alentours. Le point culminant de la commune est à plus de 1000 m.

Les skieurs niçois connaissent bien cette route, puisque c’est celle qu’ils empruntent pour rejoindre la fameuse station de Valberg. La route qui y mène est accessible un peu après Touët-sur-Var, juste après avoir traversé la rivière Cians, qui rejoint là le fleuve Var.

À partir de Touët-sur-Var, les citadins oublient la ville : les paysages sont superbes, la vallée est plus ou moins encaissée et le cadre montagneux a belle allure. On atteint Puget-Théniers, petite ville animée de 1 800 habitants. C’est aussi la première étape où l’on peut trouver des commerces de bouche, même si les produits du pays ne sont pas majoritaires.

Un peu plus loin, Entrevaux, enclavée dans les Alpes de Haute-Provence, est un petit bijou. Ses murs furent renforcés par Vauban sur ordre de Louis XIV. Une statue sur le parking d’accès au village rend hommage au grand bâtisseur. On passe la porte de l’ancien pont-levis pour accéder à la partie historique du village, déambulant dans des ruelles intactes depuis trois siècles. Le pont sur le Var est la plus ancienne construction de ce type tout au long du fleuve, datant du milieu du XVIIe siècle.

Entrevaux est aussi connue pour une spécialité culinaire, la secca d’Entrevaux, que mit au point un boucher entrevalais : il s’agit de viande de bœuf séchée, que l’on consomme comme une charcuterie.

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