Manger

Une citrouille qui ne f… pas la trouille !

C’est vraiment la fête de la courge : aux Etats Unis, et aujourd’hui dans bien d’autres pays, ces natures généreuses sont découpées en figures grotesques, peintes, évidées et éclairées de l’intérieur pour faire leur meilleur effet. Dans la « nuit des esprits maléfiques » du 31 Octobre au 1er novembre de chaque année, la courge doit en effet protéger la maison des fantômes et des mauvais esprits.

Il ne faut toutefois pas s’effrayer devant ces géants des jardins. 

L’importance de la courge dans le monde est démontrée par le fait qu’elle a donné son nom à la grande famille des cucurbitacées à laquelle appartiennent aussi les melons et les concombres. Il en existe des centaines de variétés tout autour du globe, qui se distinguent parfois à peine les unes des autres. 


©pixabay / les différentes espèces exhibent des couleurs, formes et tailles très variées


Les botanistes les divisent en 5 catégories. 

La première est le potiron ou la courge, originaire d’Amérique du sud. Il est cultivé aujourdh’ui surtout aux Etats Unis, en Chine, au Japon et en Europe. Sa chair fruitée est protégée par une coque dure. Elle se conserve longtemps, son utilisation est multiple mais elle ne se consomme pas crue. A partir des graines de cette variété, on extrait l’huile de pépins de courge, particulièrement aromatique. Dans le sud de l’Europe on mange aussi ces graines.

Les autres espèces sont la courge de Siam, qui présente peu d’intérêt en tant que légume. Il en va autrement des multiples formes de l’ayote, une variété de courge mexicaine ou rayée qui est surtout répandue en Amérique centrale et du sud. Intéressante d’un point de vue culinaire la courge musquée ou potiron tropical dont il existe différentes formes et dont la caractéristique est sa chair orangée savoureuse, ainsi que la courge d’été, qui est l’espèce la plus répandue. 


© pixabay


Le consommateur s’y retrouvera en faisant une distinction plus simpliste entre la courge d’été et celle d’hiver. Les premières sont plus petites et on les reconnaît à leur chair claire et à la peau plus fine (elles ne doivent pas être épluchées). Les autres ont une peau dure (c’est l’hiver !), qu’il faut éplucher.


photo couverture © pixabay