Les premières vendanges de Chambord

À un peu plus d’un kilomètre du château, mais avec vue sur celui-ci, précisément au lieudit « l’Ormetrou », le vignoble de Chambord s’étend sur 12 hectares de vignes travaillées en culture biologique et plantées en 2015.

Ce millésime 2018 sera donc la première récolte de ce domaine que le célèbre vigneron Henry Marionnet a la charge de conduire et de vinifier. 
Chambord et le vin, c’est une histoire d’amour. À la mort de François Ier en 1547, les métairies du château possédaient toutes leur clos. D’ailleurs entre 1518 et 1519, le roi avait fait venir en Val de Loire 80 000 pieds de vigne d’un cépage provenant de Beaune en Bourgogne qui prit par la suite le nom de romorantin et qui existe encore aujourd’hui uniquement sur l’appellation Cour-Cheverny. 


De même, au XVIIIe siècle, le château possédait une vigne de moins de six hectares qui devait s’étendre jusqu’à 36 hectares puis qui disparut avec la crise du phylloxéra. 


En 2015, dans sa mission de conservatoire du patrimoine, le domaine national de Chambord a pris la décision de replanter des cépages anciennement présents sur le domaine. Ainsi, le romorantin, issu de plants préphylloxériques fut planté à hauteur de quatre hectares puis, pour compléter, du pinot, du gamay et du sauvignon blanc. 


Le millésime 2018 coïncidera avec les 500 ans de Chambord. À cette occasion, dès mars 2019, les premières bouteilles de cette cuvée seront mises en vente. 


Photo : © Domaine national de Chambord – Leonard de Serres