Événement

La tomate aussi a son jour de fête

Ode à la tomate, dans le cadre du Festival du Château de la Bourdaisière les 7 et 8 septembre à Montlouis-sur-Loire. Le domaine ouvre ses portes une fois par an aux addicts et aux curieux, en vue de découvrir sous toutes les coutures ce merveilleux produit qu’est la tomate.

Ce festival de saveurs offre l’occasion de rencontrer des producteurs locaux de fruits et légumes, de participer à des ateliers culinaires, de goûter la tomate sous toutes ses formes et couleurs. Ouverture d’un bar à tomates et restauration locale à base de produits frais de la ferme et du potager.


En prendre de la graine 

Pour la 21e édition du Festival de la Tomate et des Saveurs, une cinquantaine d’exposants seront présents, avec une offre impressionnante de graines, plantes gustatives, produits culinaires, de beauté ou pour le bien-être, objets décoratifs… à base de tomates. 

contact: Château – Hôtel de la Bourdaisière 25, rue de La Bourdaisière 37270 Montlouis-sur-Loire
, Tél : 02 47 45 16 31 / contact@chateaulabourdaisiere.com 


© Borja Merino


Les rebelles 

Récolter et vendre les tomates n’est pas de tout repos. Une réglementation trop rigide, un nivellement imposé par la logique du marché et le nombre de variétés disponibles à la vente se trouve limité. C’est ce que raconte la saga des variétés anciennes, voir article .

C’est aussi ce que combattent des irréductibles comme Kokopelli ou Pascal Poot, voir site. Ce dernier ne commercialise que des variétés de graines anciennes généralement résistantes, notamment à la sécheresse. Produites en bio, plantées en terre, elles sont sélectionnées pour leurs qualités gustatives et nutritives et vendues sur internet ou en boutique à Lodève. 

Cet adepte et inconditionnel des variétés anciennes diffuse des vidéos détaillées sur les gestes à réaliser du semis à la récolte, afin que les apprentis jardiniers ne manquent ni d’astuces ni de conseils. 


© Borja Merino


Les graines de résistance 

Kokopelli, voir site se veut l’une des plus grandes banques de la biodiversité en France. Sa vocation est de constituer une collection planétaire et de la mettre à la disposition de tous. Sur les 2 000 variétés distribuées au total, 550 concernent les tomates. Aucune n’est inscrite sur un quelconque catalogue officiel ou registre annexe. C’est un choix militant de se tenir en marge de la loi. Kokopelli se bat pour faire admettre l’idée que la semence est un patrimoine commun à tous. L’une des libertés fondamentales qui a tissé le cœur de la fibre paysanne : la liberté de semer ses propres graines sans dépendre du catalogue des semenciers et de leurs hybrides qui obligent au rachat lors de chaque campagne. Ce qui a valu à l’association plus de 3 000 verbalisations et des procès. 


couverture: © Borja Merino