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Guide Champagnes 2019, en avant première!

Chaque année les experts-dégustateurs de Gault&Millau goûtent quelque 2000 cuvées pour vous livrer le meilleur de la Champagne. L'année 2004 est mise sous les projecteurs, découvrez pourquoi au fil des pages avec la sélection de nos 16 coups de cœur de ce millésime.


2004, un millésime généreux qui a produit des vins superbes aujourd’hui et dont vous retrouverez l’intégralité des notes dans notre guide.


Laurent Perrier cuvée Alexandra 2004, rosé (18/20) 

C’est la cuvée la plus rare de la Maison : un rosé millésimé, composé uniquement de grands crus majoritairement noirs et commercialisés uniquement après de longues années en cave. Dès le nez, on rêve des plus beaux plats pour accompagner ce champagne aux arômes complexes et finement orientaux d’épices, de fruits rouges macérés, de fleurs séchées et d’orangettes. La bouche trouve son équilibre entre tension préservée et amplitude assumée. Une très grande cuvée rosée de gastronomie qu’on pourra ouvrir aussi bien sur un homard qu’une terrine de bécasse. 



Dom Ruinart 2004 (19/20) 

Ce 2004 se pare d'une belle couleur or aux reflets verts. Le nez est superbe : une fine oxydo-réduction, avec des notes de grillé, de fleurs, de poivre, de miel et d’agrumes, s’ouvre avec finesse. La bouche est ronde, fraîche, nette, droite et pure. L’ensemble est très cohérent, très digeste. Ce vin de grande classe se gardera encore longtemps… Sublime !



      

Charles Heidsieck Blanc des Millénaires 2004 (19,5/20) 

"Encore superbe !" ou "Tout en finesse et élégance !" : les dégustateurs du comité ne tarissent pas d'éloge. C'est LE grand 2004 de la dégustation. Cette cuvée succède au magnifique et intemporel 1995. C'est trop tôt pour dire s'il aura la même longévité incroyable, mais il possède déjà une fraîcheur inouïe et la complexité des très grands vins, à la fois toastée et fruitée. Il est bien parti ! À n'ouvrir qu'avec un plat gastronomique, des ris de veau croustillants, un homard grillé ou des huîtres de pleine mer. Un champagne immense ! 

 


Furdyna la loge 2004 (17/20) 

Paré d'une belle couleur, ce blanc de noirs offre un nez fin, discret et subtil, sur des arômes de poire et de pistache. En bouche, le vin est dense, puissant, avec une belle fraîcheur et un rien tannique en finale : il ne semble vraiment pas avoir 15 ans d'âge. On peut le savourer dès l’apéritif, mais aussi sur des mets fins à base de poisson ou de volaille. Coup de cœur des dégustateurs ! 



Krug 2004 (19/20) 

Un millésime d’une fraîcheur aboutie. Très Krug dans l’esprit, cette édition conjugue fraîcheur, fruité et complexité. Les notes d’agrumes frais ouvrent le bal des réjouissances puis laissent place à une complexité aromatique évolutive : agrumes confits, cake, pain puis brioche et miel fin. En bouche, le vin se montre généreux, avec une belle ampleur en milieu de bouche et une fraîcheur finale agrumée et vive. Un millésime prêt aujourd'hui, mais qui possède ce potentiel de vieillissement qu’on aime tant dans cette grande Maison. Grandiose. 



Bollinger RD 2004 (19,5/20) 

Une des plus grandes bouteilles du millésime ! Le nez est incroyable. D’une grande complexité, il évolue sans cesse dans une parfaite définition : fruits frais, confits, boisé, toasté et réduction grillée. La bouche est profonde, éclatante et vibrante. La bulle est d’une grande justesse et la finale d’une incroyable longueur. Pour certains dégustateurs du comité, cette version 2004 est peut-être même supérieure à la sublime 2002. Grandissime. On retrouve-là, toute l’expression d’un style Bollinger abouti, dans lequel la buvabilité du millésime se révèle magnifiée. Une bouteille d’exception à ouvrir avec un médaillon de langouste en bouillon, accompagné de quelques grains de caviar osciètre. 



Jacques Defrance 2004 (16/20) 

Pâtissier et vanillé, le nez dévoile également des arômes de zestes de pamplemousse et des touches florales et poivrées (giroflée). Les bulles sont fines et la mousse est belle. Mature en bouche avec des saveurs de cire d’abeille, le vin est assez équilibré et de bonne tenue. La finale s'étire sur des notes de champignons des bois. À proposer sur un gratin de fruits de mer au curry. 



Gonet Medeville Champ d’Alouette 2004 (18/20) 

Cet extra brut 2004, sans fermentation malolactique, est issu d’une seule parcelle du Mesnil-sur-Oger. Le nez, superbement complexe, s'exprime sur des notes de chocolat blanc, citron confit, citronnelle, poivre blanc, cardamone, cire d’abeille et pollen. En bouche, le vin est rond et voluptueux, porté par une bulle très fine et millimétrée. La finale est grandiose. Une grande vision du Mesnil à apprécier avec une belle viande : un agneau de lait en croûte de pain. 



Maurice Grumier 2004 (17/20) 

Belle couleur or profond pour cette cuvée qui se révèle être une bonne surprise. Aux notes grillées de café vert et de cacao, succède une bouche qui allie ampleur, puissance et longueur dans un style hors mode, avec un fruit compoté, justement relevé par une acidité nette et bien maîtrisée. Une belle bouteille qu’on ouvrira avec un plat épicé. 



Jacquesson Champ Caïn 2004 (18/20) 

Dégorgé en 2013, ce blanc de blancs, à peine dosé (1,5 gramme/l), présente un nez à l’aromatique dominée par des notes boisées, torréfiées, avec beaucoup de fraîcheur et de complexité. Puis, des notes de fleurs apparaissent. La bouche est subtile, allongée, noble. Elle révèle de superbes saveurs racinaires et une belle appétence qui appelle le retour. Ce champagne d’amateurs, pas du tout marqué par un éventuel manque de matière, est à savourer avec des ris de veau aux câpres ou un gargouillou de jeunes légumes (un des plats signature de Michel Bras). 



Pierre Paillard la grande récolte 2004 (17/20) 

Un 2004 d’une grande fraîcheur. Le nez s’ouvre, à l’aération, sur des notes de fruits mûrs, de trace de curry et de raisin finement passerillé. En bouche, les bulles sont d’une finesse superlative et le fond de vin se montre un rien plus évolué. De superbes amers prolongent et portent les notes fruitées. Grandiose. 



Perrier-Jouët Belle Epoque 2004 (17/20) 

Cette cuvée, rare, coiffe la gamme de la Maison. Elle en est aussi son expression aboutie. Au nez, encore très jeune pour son âge, délivrant des notes florales, d’agrumes et de brioche à la vanille, succède une bouche à l’avenant, avec une fraîcheur encore marquée et une bulle fine révélant des saveurs de zestes d’agrumes et de fruits blancs. Une cuvée bien jeune, à boire dès maintenant ou à conserver en cave. 



Pol Roger Sir Winston Churchill 2004 (19/20) 

Le nez de ce Sir Winston Churchill 2004, d'une fraîcheur incroyable, offre une complexité encore accrue par rapport à celui du Blanc de Blancs 2004, avec des notes de rhubarbe confite et de mandarine. Puis à l’aération, un côté miellé et pâtissier, noble et parfaitement équilibré, se libère. En bouche, on retrouve la cohérence et l'élégance des très grands champagnes. Celui-ci a tout : la cohérence, la longueur, la pertinence, la race... Conclusion d’un dégustateur : « C’est vraiment la très grande classe !» À savourer avec un foie gras poêlé, accompagné d'un chutney.



Pommery Louise 2004 (17/20) 

Les beaux arômes frais de citron confit se confondent avec des notes boulangères de belle évolution. En bouche, on retrouve ce côté frais et acidulé des vins de la Maison. Ce champagne étonnamment jeune, présente une très belle buvabilité, plus en tension qu’en ampleur. On s’en régalera à l’apéritif. 



Tarlant la vigne d’Antant 2004 (18/20) 

Avec une mousse persistante et une belle couleur, ce pur chardonnay délivre des notes de bergamote, de citron confit, un rien plus pâtissier que d'autres. Son ampleur et sa richesse aromatique sont caractéristiques des grands vins : volume incroyable pour cette cuvée non dosée, fraîche, tendue, linéaire, et superbe amertume appétante. Un grand vin de champagne dans lequel les bulles sont un accompagnement. 



Superbe. Maurice Vesselle 2004 (17,5/20) 

Nous avions été littéralement subjugués par les collections 98 et 88 de la Maison l’an passé. Cette année, nous découvrons avec plaisir un 2004 encore très jeune, marqué, à l’ouverture, par des notes de sésame grillé, de pain frais, d’abricot frais et de raisin de Corinthe. En bouche, le champagne se montre plein et vif, avec toute la puissance de son terroir de Bouzy. La fraîcheur acidulée de la finale nous inciterait à le garder encore de nombreuses années.



Sélection réalisée par Laurent Vuillaume, coordinateur des dégustations champagnes 2019


format: 13,5 x 21 mm / 552 p / prix: 19€


en vente sur notre e-boutique http://boutique.gaultmillau.fr 

et en librairie à compter du 6/12/2018


 couverture © CIVC