Cidrerie Nicol, une cidrerie qui pétille

La Bretagne est réputée pour ses crêpes, qui s’accompagnent d’un verre de cidre. La consommation estimée inférieure à 2 litres par an par habitant, pourrait se développer, mais tout est question de qualité.

Cidre ou jus de pomme 

La différence entre le jus de pomme et le cidre démarre dans le traitement du fruit récolté, une fois que le jus et la pulpe sont séparés. Dans le premier cas le jus de pomme est pasteurisé pour stopper la fermentation, alors que pour faire le cidre on laisse le jus fermenter grâce à la levure présente naturellement sur la pomme, dont elle consomme le sucre qui fait l’alcool. 


Le bon, le brut et le doux 

Le cidre doux fermente pendant 3 mois en cuve, au terme de ce délai on retient les levures en filtrant le cidre, qui une fois mis en bouteille est aussitôt consommable. Pour le cidre brut, 6 mois de fermentation sont nécessaires en cuve, une deuxième fermentation se fait en bouteille nécessitant 2 mois d’attente avant de pouvoir le boire. Le degré d’alcool varie de 3 degrés pour le doux à 6,5 degrés pour le brut. 


© Sudio4k – Process Blue / Une belle couleur qui mérite toute l'attention de Dicier Nicol


Assemblage et exclusivités 

La cidrerie de Rhuys Nicol, propose un cidre haut de gamme « Royal Guillevic Label Rouge» fabriqué exclusivement à partir de pommes Guillevic, suivant une méthode traditionnelle et un cahier des charges strict. Dans le cas d’autres cidres de la gamme, il est possible de faire un assemblage de pommes pour obtenir le profil souhaité. C’est le travail de l’œnologue, qui fait l’assemblage. 




Fermier-récoltants et les autres, étiquetage, ras le bol 

Le cidre fermier est réalisé à partir de pommes produites sur la ferme et fabriqué par le producteur. Le cidre artisanal est préparé à partir de pommes achetées aux alentours de la ferme. Ce sont des purs jus. Didier Nicol, coprésident des cidriers indépendants de France, issu de la 4e génération de cidrier-fermier artisanal, s’intègre dans les 20% de producteurs fermiers-récoltants du territoire français. Son entreprise familiale se bat contre l’absence d’une règlementation claire de l’étiquetage, qui permettrait aux artisans et fermiers de se démarquer des cidres industriels. Un jugement à rendre par le tribunal de commerce est attendu pour trancher sur le sujet. L’obligation de mentionner que le cidre n’est pas « pur jus » permettrait au consommateur, enfin averti, de distinguer les produits. Contact : voir site, Cidrerie Rhyus Nicol.