Boire

A votre Xanh Thé

Délicat le thé ? Fini la tasse de porcelaine remplie du fameux liquide doré troublé d’un nuage de lait ! Terminé les petites anglaises, le Brexit est consommé… Déconfiner, c’est découvrir de nouvelles boutiques. Celle de Yannis Petrelis, qui commercialise les thés Xanh Thé depuis décembre 2019 www.xanh-the.com dont la qualité nous a séduits.

Le thé est une boisson qui a su conquérir une variété grandissante de consommateurs. Le thé se conserve plusieurs années, certains se bonifient avec l’âge. Il prend ainsi de la stature. Il se trouve à la table des Grands, le restaurant Yam’Tcha (clic ici) propose un accord mets et thés dans son menu, pour accompagner les plats de la cheffe Adeline Grattard. 

Il a son cérémonial au Japon, répond à des étapes de dégustation très codifiées dans toute l’Asie... Comme le vin, il a des dégustateurs professionnels qui en apprécient les qualités. Les pays producteurs moins réputés, font surface. Et c’est ainsi que dans le cadre d’une dégustation internationale ont émergés du lot des thés du Vietnam, issus d’arbres sauvages. Sur 128 thés représentant 17 pays 5 médailles ont été attribuées à Xanh Thé, dont deux d’or. Un résultat encourageant. 


© Blue Paris / Les cueilleurs grimpent à des hauteurs impressionnantes


Des méthodes éco-responsables

La rencontre de Yannis Petrelis, cofondateur de la société, avec un maître de thé, Nguyen Cao Son, artisan national du Vietnam, (équivalent d’un MOF), lui a fait découvrir un monde qu’il nous fait partager : les thés sauvages du nord du Vietnam. Nguyen Cao Son, doté de grandes valeurs humaines, « gère une coopérative pour valoriser les feuilles de théiers sauvages en s’appuyant sur les forces vives des ethnies locales Hmong et Zao. Il vise à préserver l’écosystème et le mode de production naturel lui permettant de lutter contre la déforestation et maintenir le mode de vie des minorités ethniques ». Les cueilleurs travaillent toujours dans leur costume traditionnel, signe distinctif de leur appartenance ethnique. Il n’y a pas de machine, tout est fait avec ce qui se trouve sur place. Le séchage des thés se fait autour de l’arbre avec de la paille qui alimente le feu. Les moyens sont d’autant plus louables, qu’ils permettent de faire des thés de belle qualité, à partir de produits exceptionnels. Yannis Petrelis et ses deux associés Grégoire Nicot et Jean-Laurent Auvray, séduits par les produits ont accepté de les mettre en circulation sur le marché français pour casser l’image élitiste du thé, mais aussi permettre d’apprécier des thés de qualité en valorisant l’achat des thés en feuilles. Ils nous font découvrir la force des thés sauvages, poussés en altitude. 


© Blue Paris / Des arbres sauvages multi-centenaires


La force et l’univers des thés sauvages 

Les plus anciens arbres de thés des régions de Ha Giang et de Yen Bai au nord du Vietnam sont âgés de 600 ans. Immenses, ils s’élèvent en haute altitude et n’ont de la main de l’homme rien connu d’autre que la cueillette de leurs feuilles et bourgeons. Extrêmement difficiles d’accès, ils échappent à la pollution et subissent des variations thermiques, les forçant à s’adapter et développer plus de nutriments, enrichissant ainsi le goût du thé. Sauvages et vierges de tout usage d’engrais ou pesticides, ils ne permettent que 3 récoltes de 20 jours par an, sous réserve d’un temps clément : un thé d’exception s’il en est … Hauts de 30 mètres en moyenne, ces arbres obligent les cueilleurs à travailler dans des conditions difficiles, perchés sur des échelles en bois. Les meilleures feuilles, celles qui bénéficient du plus de lumière, sont en haut de l’arbre. La pluie et le vent limitent des récoltes qui s’étalent sur 3 semaines. 

Le premium, est cueilli lors de la première récolte de l’année, une pousse idéale qui arrive après le repos hivernal des arbres. Celle de mai, est de moindre qualité, l’arbre ayant eu moins de temps pour se régénérer. La pousse d’automne, réserve de belles pousses. 


© Blue Paris


Prix du thé 

Le thé réserve des qualités gustatives qui méritent d’être connues, à prix réfléchis. Les prix d’achat du thé doivent permettre à tous les participants de la chaîne, d’être correctement payés. Le caractère authentique et artisanal a été conservé jusqu’au packaging et à la fabrication des étiquettes pour qu’il reste abordable et non discriminant. 

Thé vert : 23€/ 100g 

Thé noir, oolong et puerh : 29€/100 g 

Thé blanc : 56€/100g 



La coopération avec un maître de thé amoureux de la nature et de son art reste à découvrir dans l’excellente sélection proposée. Contact : 141, rue de Tolbiac 75013 Paris dans le local du Barbizon (à l’emplacement de l’ancien cinéma mythique datant de 1911). boutique en ligne www.xanh-the.com. 

La marque Xanh Thé appartient à la société Blue Paris qui va prochainement ouvrir un lieu de vie Le Barbizon, dédié au renforcement des liens et à l’exaltation des cinq sens, avec une forte volonté d’échanger, de transmettre, de partager de façon passionnée, de faire goûter et de faire voyager à travers de produits artisanaux et des fameux thés Xanh Thé.


couverture © orianto/unsplash